24/02/2009

Satisfaits pour certains, à revoir pour d'autres...

Les championnats de Belgique indoor , même s'ils restent très artificiels pour les athlètes francophones ne pouvant les préparer comme les athlètes du nord du pays , faute de salle , ont livré quelques enseignements .

D'abord, la génération du 4x400m juniors est bien terminée . Pas vraiment la relève assurée de ce côté-là derrière le Team des Borlée et autre Ghislain. Un niveau par ailleurs très moyen pour les athlètes de cette catégorie.

Davin et Zagré s'affirment tandis que Damien Broothaerts perce enfin .

Du côté namurois , nous avons livré un championnat honorable . Une médaille attendue pour Xavier Debaerdemaker , le bronze certes , mais un podium cependant .

Jordane Berote , en passant complètement à côté de son sujet , vu ses prestations d'entraînement , réalise le 4° temps de sa jeune carrière 7"10. Mais rien n'a été , un temps d'arrêt à la sortie des blocks, une attitude de course inadéquate en se relevant trop vite dans la phase d'accélération , un crispation aux 30 mètres et un effort arrêté à 10m de la ligne ! Bref , 7"10 avec tous ces gros défauts , c'est assez peu banal ! 

Jordane après sa course : " Je ne le sentais pas , c'était pas mon jour . Je râle de ne pas reproduire mes perfs d'entraînements et les sensations que j'avais mercredi où je me sentais voler sur la piste . Je suis très déçu ... Mais , je savais que je ne courais pas pour une médaille . Dans 15 jours, je le jure , je vais m'exploser ... car j'aime les médailles et j'en veux une ! "

Ok Jordane , nous te donnons donc rendez-vous dans 2 semaines , même piste , même lieu ! Après Jordane prendra 1 semaine de congé avant de se plonger dans sa saison d'été où l'objectif sera le 100m mais surtout le 200m .

Xavier , lui , était déçu , dimanche vers 17h . En effet , nanti de la meilleure perf nationale , il faisait figure de favori . Pression , fatigue , rappelons que ce jeune papa n'a pas des nuits trop longues et tranquilles ces jours-ci, allons savoir..;

Michel Gillet déclarait que ce n'était pas son jour . Tiens encore un ! Les Namurois seraient-ils allergiques au bon air ...( en salle ?) gantois ? Gageons que nos deux sprinters sauront rebondir dans les prochaines semaines..

Sur les haies , Jérémy Solot s'est bien comporté en se hissant en finale et Clémence Foucart a bien défendu nos couleurs comme Caroline Lahaye en triple-saut .

Se promenant sur la piste d'échauffement , j'ai rencontré , en pleine décontraction , Adrien Deghelt . Il a le moral au zénith , l'entraînement est positif , l'opération est déjà un mauvais souvenir . Il sent bien la saison qui se pointe à l'horizon....

Serge 

Dopage- Toujours les mêmes qui râlent!

Toujours les mêmes qui râlent

Les nouvelles exigences de localisation des athlètes provoquent la colère de footballeurs et de tennismen pas tous de très bonne foi.

LAUSANNE –(SUI) de notre envoyé spécial

L’AGENCE mondiale antidopage (AMA) tiendra aujourd’hui à Lausanne son traditionnel séminaire pour les médias européens. L’occasion idéale de répondre à l’avalanche de critiques qui accueille actuellement le nouveau standard des contrôles – inopinés donc efficaces – et les exigences de localisation qu’il induit depuis son entrée en vigueur, le 1er janvier. Les arguments des contradicteurs de l’AMA, issus généralement du tennis et des sports collectifs (football en tête), parfois recevables sur le fond, sont en revanche truffés de contre-vérités concernant la réalité de ces nouvelles mesures. Voici donc, à partir de la règle en vigueur, bien connue des athlètes et des cyclistes, qui s’y soumettent depuis trois ans, un petit mode d’emploi à destination des rouspéteurs professionnels.

LES SPORTIFS SONT MIS DEVANT LE FAIT ACCOMPLI

FAUX

Tous les sportifs, dirigeants de fédération et de ligue professionnelle, responsables de syndicat de sportifs ont pu, s’ils le souhaitaient, prendre connaissance de cette règle dès le 10 mai 2008, date à laquelle l’AMA l’a mise en ligne sur son site Internet. De plus, avant même qu’elle ne les publie, l’AMA a, comme d’habitude, lancé une vaste consultation qui s’est étalée entre 2006 et 2008. Les versions provisoires ont été publiées et l’AMA a reçu plus de 140 commentaires provenant de  sportifs, d’organisations antidopage et de gouvernements. La version finale des règles concernant les contrôles et la localisation a été approuvée par le comité exécutif de l’AMA (composé à parts égales de représentants des gouvernements et du mouvement sportif) ce fameux 10 mai 2008. N’importe quel sportif soucieux de la problématique de l’antidopage – et tous ceux qui hurlent aujourd’hui se disent très concernés – pouvait donc se tenir au courant s’il le souhaitait.

CERTAINS SPORTIFS ONT ÉTÉ MAL INFORMÉS

VRAI

Pour ceux qui attendent effectivement que les informations concernant l’intégrité des compétitions leur arrivent sur un plateau, on peut en effet regretter que l’AMA, les fédérations et les agences nationales n’aient pas davantage expliqué la teneur de ces règles. David Howman, directeur général de l’AMA, le concède d’ailleurs volontiers : « Peut-être aurions-nous pu insister davantage sur les changements qui s’appliquaient au 1er janvier 2009 aux sports et aux pays qui n’étaient pas encore familiarisés avec ces exigences. Et sans doute beaucoup de ces sports et pays auraient pu mieux informer leurs athlètes eux-mêmes. » Mais on ne peut pas faire preuve de la même compréhension vis-à-vis des syndicats de footballeurs et de rugbymen, dont la fonction première est justement de se tenir informés des changements concernant leurs syndiqués et qui protestent depuis quelques semaines seulement. À ce propos, l’appel de Provale, syndicat des rugbymen français, à «boycotter  ce Code mondial », publié dans les colonnes de Midi olympique, et celui de certains joueurs de rugby « à boycotter l’AFLD (Agence française de lutte contre le dopage) », laquelle va gérer en France les mesures de localisation, ne manquent pas de surprendre.

NADAL SERA AUTOMATIQUEMENT SUSPENDU UN AN S’IL SORT TROIS SOIRS DE SUITE BOIRE UNE BIÈRE SANS PRÉVENIR SA FÉDÉRATION

FAUX

En dépit de sa grande colère, Rafael Nadal, qui racontait pendant l’Open d’Australie que des contrôleurs de la Fédération internationale de tennis (ITF) étaient venus le voir à Manacor, son village natal des îles Baléares, pour un prélèvement alors qu’il était sorti « boire un pot avec des amis à 20 heures », pourra toujours vivre sa vie. Outre le fait qu’il devra, lui et ses camarades sportifs, déterminer une heure par jour durant laquelle il est contrôlable systématiquement, Nadal peut à tout moment transmettre à son autorité de tutelle un changement dans son programme, par courriel et même par SMS. De plus, s’il est vrai que toute combinaison de trois contrôles manqués et/ou manquements à l’obligation de transmission des informations concernant la localisation pendant une période de dix-huit mois entraîne désormais l’ouverture d’une procédure disciplinaire, l’organisation antidopage se devra en premier lieu d’entendre le sportif afin d’écouter ses arguments avant de valider le manquement en infraction ou accepter l’excuse présentée. Rappelons de surcroît que les sanctions pour ce type de violation s’échelonnent entre un et deux ans de suspension mais peuvent être réduites selon les circonstances du cas considéré. Auparavant, elles s’échelonnaient entre trois mois et deux ans, à la discrétion de l’autorité.

JUNINHO SERA SOUMIS À CES CONTRAINTES DE LOCALISATION MAIS PAS LES JOUEURS ESPAGNOLS

FAUX

Plutôt favorable aux nouvelles mesures, le capitaine lyonnais, qui fait partie du groupe cible établi par l’Agence française de lutte contre le dopage comme tous les capitaines de Ligue 1 et de Ligue 2, déclarait récemment dans les colonnes de L’Équipe qu’il ne comprenait pas en revanche que cela ne soit pas le cas pour ses collègues des autres grands Championnats européens. On peut le rassurer : tous les pays européens et du monde signataires du Code mondial devront appliquer eux aussi les nouvelles mesures puisque l’harmonisation des règles est l’essence même du rôle de l’AMA. Certains pays, cependant, ont installé le processus plus rapidement que d’autres et une certaine période de tolérance sera acceptée par l’AMA, sans pour autant que les contrôles inopinés ne se relâchent. La Premier League, pour rester dans le football, est ainsi aussi avancée que la France pour mettre en place ce nouveau système.

Il EST TRÈS COMPLIQUÉ POUR UN SPORTIF DE SE SERVIR DU LOGICIEL ADAMS POUR SE LOCALISER

FAUX et VRAI

Familiers des nouvelles technologies, les sportifs d’aujourd’hui n’ont pas à redouter l’exercice, même si certains ont éprouvé quelques difficultés au début. L’Agence française de lutte contre le dopage, en ce qui concerne l’exemple français, met d’ailleurs à disposition des athlètes sur son site Internet toute une série de conseils pour maîtriser l’un des volets du logiciel ADAMS qui sert à la localisation. Certes, entrer son programme d’un trimestre doit être assez rébarbatif mais pas beaucoup plus cependant qu’une réservation d’hôtel ou d’avion. Enfin, en cas d’allergie totale à ADAMS, les sportifs peuvent demander à leur agent ou à un autre représentant de transmettre les informations.

MURRAY AFFIRME QUE L’ANTIDOPAGE DEVIENT DE PLUS EN PLUS LIBERTICIDE

VRAI

C’est indiscutable et, d’un point de vue strictement philosophique, le tennisman écossais mérite qu’on l’entende. Néanmoins, de nombreux sportifs répondent favorablement à ces contraintes, tout simplement parce que des règles antidopage efficaces garantissent à leurs performances et à leur discipline une intégrité et une image positive. Les cyclistes et les athlètes, soumis à ces règles depuis trois ans, l’ont bien compris. Et David Howman le reconnaît également, sans oublier toutefois la finalité de ces procédures : « Bien sûr, j’ai de la compréhension pour le petit nombre d’athlètes de chaque sport qui doit se plier à ces règles. Mais j’ai autant de sympathie pour eux que pour tous ceux d’entre nous qui doivent respecter les contrôles de sécurité dans les aéroports ou être observés par des caméras de surveillance. Ce sont des éléments incontournables de notre vie quotidienne. »

 

DAVID HOWMAN, directeur général de l’Agence mondiale antidopage, se veut pragmatique et efficace.

«Le prix à payer»

« VOUSATTENDIEZ-VOUS à une telle réaction de certains sportifs ?

Le changement provoque des résistances. C’est dans la nature humaine. Je suis plus étonné par le  fait qu’ils réagissent au moment où la procédure entre en vigueur, sans donner une chance au   système et faire le point ensuite. Les contrôles inopinés hors compétition, même s’ils sont intrusifs, sont les plus efficaces pour vaincre la tricherie. Le système de localisation est donc le faible prix à payer pour parvenir à l’équité.

Comment expliquer l’éternelle contestation du football ?

Je suis en effet troublé par le fait que quelques-uns se plaignent du processus des contrôles inopinés, une pratique qui devrait être assimilée par tous les sportifs d’élite, footballeurs y compris. C’est également étrange que ce soient les champions souvent très connus, les mieux payés, qui soient réfractaires aux exigences de l’antidopage. Ce sont justement ces athlètes qui bénéficient des services de managers, de conseillers, qui les aident dans de nombreux aspects logistiques de leur vie.

Tout ça n’est pas très encourageant...

Vous oubliez quelque chose : l’écrasante majorité des réactions que nous avons reçues des athlètes durant la consultation est très positive et soutient le système de localisation. Ce sont les mêmes athlètes qui souhaitent la suspension à vie des tricheurs. Bien sûr, leur voix ne porte pas autant aujourd’hui que celle de ceux qui critiquent le système. »

CEUX QUI SONT POUR

LES SPORTIFS

Roger FEDERER (tennis) : « C’est difficile à respecter. Mais je veux un sport propre donc c’est O.K. pour moi. »

Serena WILLIAMS (tennis) : « Cette règle est très positive pour le tennis. Si ça permet de lever toute suspicion, tant mieux. »

Paula RADCLIFFE (athlétisme) : « Tous ceux qui critiquent le système ne sont évidemment pas encore habitués au processus comme nous, les athlètes. Mais il faut qu’ils apprennent et qu’ils le maîtrisent. C’est le seul moyen de rendre le sport propre. »

LES DIRIGEANTS

Jacques ROGGE (président du Comité international olympique) : « Je comprends les interrogations des athlètes qui critiquent ces règles mais je crois que les sportifs doivent payer ce prix pour lever la suspicion qui plane sur le sport. »

 Francesco RICCI-BITTI (président de la Fédération internationale de tennis) : « Même si nous savons parfaitement qu’il va être compliqué d’implanter cette nouvelle réglementation, le but, notre but, c’est d’arriver à un sport propre. Et les contrôles hors compétition sont essentiels dans cette perspective. »

 

CEUX QUI SONT CONTRE

LES SPORTIFS

Rafael NADAL (tennis) : «Je trouve pathétique que l’ITF (Fédération internationale de tennis) permette cela. Nous sommes plusieurs dans le vestiaire à penser que c’est une persécution intolérable, surtout dans un sport propre. »

 Andy MURRAY (tennis) : «Ces règles sont si draconiennes qu’elles vont nous empêcher de vivre une vie normale. »

Jo-Wilfried TSONGA (tennis) : « C’est une grosse contrainte. C’est comme si on était un peu fliqué. Il faut qu’on passe notre vie sur Internet. C’est quand même un peu absurde qu’aujourd’hui, sans Internet, on ne puisse pas être joueur de tennis. Qui est obligé de dire où il se trouve tous les jours, à part peut-être le président de la République ? »

LES DIRIGEANTS

Michel PLATINI (président de l’Union des associations européennes de football) : « Je supporte ceux qui ne veulent pas suivre ces recommandations du Code. L’AMA (Agence mondiale antidopage) peut contrôler les footballeurs seulement 330 jours par an. Je pense qu’ils ont le droit de passer un mois de vacances tranquilles. »

Alex FERGUSON (entraîneur du Manchester United Football Club) : « Ces règles sont injouables. Vous savez comment vivent les jeunes joueurs ? Ils iront faire du shopping au moment où les contrôleurs vont passer. »

Sylvain KASTENDEUCH (président de la Fédération nationale des syndicats de sportifs) : « Pourquoi vouloir suivre le sportif sur son lieu de vacances et porter atteinte à sa vie privée ? Pourquoi exposer sa famille, ses enfants, à la visite d’un contrôleur qui fait du mari, du père, un coupable en puissance?»

Ce que disent les nouvelles règles

Les sportifs recensés parmi les groupes cibles de leur fédération internationale et/ou de leur agence nationale antidopage doivent désormais transmettre à leur autorité de tutelle leur programme pour chaque trimestre à venir et spécifier une heure par jour, entre 6 heures et 23 heures, au cours de laquelle ils peuvent être localisés à un endroit donné pour un contrôle antidopage inopiné. Ces sportifs ne sont pas obligés de passer ces soixante minutes à leur domicile mais ils le peuvent s’ils le souhaitent.

Auparavant, cette exigence de localisation était de 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pour certaines fédérations, et ce depuis plusieurs années (Union cycliste internationale et Fédération internationale d’athlétisme notamment).

 

La menace juridique

CE N’EST PAS LA PREMIÈRE FOIS qu’une règle disciplinaire sportive porte potentiellement atteinte à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme (relative au respect de la vie privée). L’Agence mondiale antidopage (AMA) le sait et s’y prépare. « Si ces règles devaient être contestées devant un tribunal, nous ferions en sorte que ce tribunal ait tous les éléments pertinents à sa disposition pour prendre sa décision. Les exigences de localisation de l’UCI (Union cycliste internationale), qui étaient plus contraignantes que les nouvelles mesures, ont été contestées devant un tribunal espagnol qui a en partie rejeté le recours en 2007. Dans un sens, le système a donc déjà été testé devant un tribunal européen et nous sommes prêts à le défendre », déclare David Howman, le directeur général de l’AMA.

Actuellement, un groupe de 65 sportifs évoluant dans les Flandres (Belgique) ont initié une action devant la justice de la communauté flamande « pour intrusion dans leur vie privée » et ont introduit une requête en annulation devant leur Conseil d’État. Comme le rappelle Fabrice Rizzo, directeur du centre du droit du sport de Marseille, les juges, dans ce cas de figure, fonctionnent selon le principe de la proportionnalité : « En clair, on peut avoir des règles qui portent atteinte à la vie privée des sportifs si ces atteintes sont proportionnelles au motif d’intérêt général que recherchent lesdites règles. Dans ce cas de figure, les motifs sont incontestables : équité des compétitions, respect de l’aléa sportif et protection de la santé des athlètes. Mais le risque juridique existe. »

L’Equipe 24.02.09

23/02/2009

Info entraînement

Hello

L'entraînement de ce vendredi 27 février sera supprimé .  Ceux de ce mercredi 25 et du samedi 28 sont bien sûr maintenus.

Serge

 

Championnats de Belgique - Echos nationaux

Championnats de Belgique / Broothaerts double

Berings prend date avec l’Euro en salle

PREMIÈRE BELGE sous les 8 secondes sur 60 m haies, Eline Berings peut franchement viser le podium à Turin début mars.

Ceux qui craignaient que le départ à la retraite simultané de Kim Gevaert et Tia Hellebaut annonçât de nouvelles années de plomb pour l’athlétisme belge vont peut-être attendre moins longtemps que prévu pour la prochaine médaille noir-jaune-rouge dans un grand championnat.

Dans deux semaines à Turin, où se tiendra l’Euro indoor, Eline Berings, 22 ans, ne pourra pas se cacher après l’exploit qu’elle a réussi ce dimanche sur 60 m haies aux championnats de Belgique. En 7.99, en effet, la Waeslandienne, qui avait déjà plané en série en 8.07, a non seulement pulvérisé son précédent record national de 6 centièmes, elle a aussi réussi le 9e temps mondial et le 2e chrono européen de la saison hivernale. Seule l’Espagnole Josephine Oniya (7.95) a fait mieux qu’elle !

« N’attendez cependant pas de moi de grands discours avant ces championnats d’Europe !, disait- elle comme pour conjurer le sort – avec, quand même, un verre de champagne à la main… Le premier objectif sera d’arriver en finale. Sur les haies, on sait que tout peut arriver. »

Sur la piste de Gand, tout a été limpide pour la nouvelle élève de Wim Vandeven, le compagnon de Tia Hellebaut. Un départ en boulet de canon où elle a laissé tout le monde sur place et une course parfaite sur le plan technique. Visiblement, son changement d’entraîneur n’a pas tardé à faire son effet.

« Effectivement ! Wim m’a redonné énormément de confiance en mes moyens (NDLR : après sa non-sélection pour Pékin) et m’a permis de m’améliorer techniquement. Ce sont des points de détail mais je lance ma jambe d’attaque beaucoup plus droite et j’ai aussi un pied plus fort. Tout se passe super-bien à l’entraînement : Tia filme, Wim corrige et moi, j’exécute ! »

Derrière, ou plutôt à côté d’elle, on attendait Elisabeth Davin, mais on a surtout vu Anne Zagré, qui, en 8.30, a amélioré une nouvelle fois son record personnel et qui reste dans les temps pour le grand objectif de son année, le titre européen junior sur 100 m haies, fin juillet, à Novi-Sad.

Davin avait préféré faire l’impasse après s’être fait mal au psoas jeudi à l’entraînement et privilégier le 60 m plat. Bien lui en a pris puisque la sociétaire de Dampicourt a été impressionnante sur le plat en 7.36, nouveau record personnel, devant Olivia Borlée (7.48) et Frauke Penen (7.51).

« Je regrette évidemment de ne pas avoir pu courir avec Eline mais je n’ai pas voulu prendre de  risque. Courir quatre fois sur une journée c’était beaucoup… »

Une réflexion que ne s’est pas faite Damien Broothaerts qui a réussi le doublé 60 m (6.76, record personnel) – 60 m haies (7.81). « J’étais venu pour ça ! »

PHILIPPE VANDEWEYER - Le Soir 23.01.2009

03/02/2009

Dopage. Précisions

 

DOPAGE  L'Equipe 03.02.2009

 

Priorité au ciblage sanguin

 

L’AGENCE FRANÇAISE de lutte contre le dopage (AFLD) a communiqué hier son plan national de contrôles pour l’année 2009. Après un exercice annuel précédent axé sur les Jeux de Pékin, avec 9 700 analyses effectuées au laboratoire de Châtenay-Malabry et plus de 500 confiées à celui de Barcelone, l’AFLD, faute de financement supplémentaire, reviendra en 2009 à des objectifs plus classiques : 7 500 contrôles nationaux, 1 500 pour les

compétitions internationales en France et 800 analyses sur les animaux.

 

Voici les principaux axes stratégiques qui ont été retenus pour l’année en cours :

 

– Augmentation des prélèvements sanguins, tant pour la détection de produits effectués dans cette matrice (transfusions homologues, hormones de croissance) que pour établir un ciblage efficace tel qu’il a été réalisé sur le dernier Tour de France. Ce profilage sera essentiellement appliqué au groupe cible des 500 sportifs surveillés par l’AFLD en France, chacun d’entre eux subissant au moins un prélèvement de ce type.

 

– Poursuite des prélèvements capillaires, initiés en 2008 afin de cibler la prise de produits interdits.

 

– Maintien d’opérations spéciales de contrôles inopinés sur les sports collectifs, avec une attention particulière sur les sportifs hôtes et une limitation pour les visiteurs afin d’éviter les difficultés logistiques (retards).

 

– Consolidation des méthodes de détection classiques et mise en place du test de l’insuline et de l’hormone de croissance.

 

– Intensification de la coopération avec d’autres agences nationales antidopage.

 

– Montée en puissance des contrôles sur les animaux (800 contre 470 en 2008).

 

– D. R.

01/02/2009

Et le Hall indoor à Jambes ?

Lettre à Daerden

 

En marge des championnats LBFA, une fois de plus organisés… en Flandre, dix-huit entraîneurs francophones ont cosigné une carte de vœux à l’attention de Michel Daerden, le ministre des Sports de la Communauté française, lui demandant où en étaient les projets de construction d’une salle d’athlétisme couverte dans le sud du pays. Vu les intempéries des dernières semaines, l’absence de cette infrastructure essentielle s’est fait ressentir

plus cruellement que jamais. « Ce qu’on fait l’été est gelé l’hiver… », dit Serge Moreaux, président du GEFA (groupement des entraîneurs francophones d’athlétisme).

 

(Ph. V.W.)   Le Soir 26-01-2009